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Mahshid Vatan-Doust

Une fleur attend la pendaison

Poèmes traduits du persan et présentés par Katâyoun Sabzevâry et Franck Merger

alidades 20
20, 12,5 x 21 cm, 40 pages, 6,00 €, ISBN 978-2-919376-72-8

La poésie persane s’est déployée à l’intérieur d’une langue qui étonne les Français par son essence spectaculairement poétique – à la fois si musicale et si imagée. Le prénom «Mahshid» signifie «clair de lune». Porter inscrite en son identité une image si importante dans la culture persane, prédisposait sans doute Mahshid Vatan-Doust à la poésie et, plus largement encore, à la création.

Mahshid Vatan-Doust est née dans l’antique cité de Ghazvin, au nord de l’Iran, non loin de Téhéran, l’an 1362 du calendrier iranien, soit l’année 1983 de notre calendrier. Elle a étudié l’ingénierie mécanique, puis la philosophie contemporaine, en particulier l’esthétique. De la mécanique à l’esthétique: se manifeste sans aucun doute dans ce parcours le refus énergique des cases programmées.
Mahshid Vatan-Doust a publié nombre d’articles dans les pages «Société» du journal étudiant de son Université, jusqu’au jour où la succession des différends qui l’opposaient au professeur à la tête du journal l’a conduite à cesser d’y publier et à se consacrer à un blog, où elle apparaissait sous le nom d’Afrâ, c’est-à-dire «L’Érable».
Son mémoire de Master portait sur les philosophes femmes. La qualité de ce travail de recherche a été saluée, au point que son directeur de mémoire lui a proposé de prononcer une conférence pour en présenter les résultats. Mais un groupe de professeurs l’en a empêchée – et l’a aussi empêchée de s’engager dans un doctorat.

Mahshid Vatan-Doust a publié en 2013 un recueil de poèmes, intitulé Attention à la peinture! (Rangi nashavid!). Cette publication a trouvé à s’accroître dans différents blogs. Considéré comme le grand rénovateur de la poésie persane au xxe siècle, autant par les sujets que par la métrique, Nimâ Youshij a créé ce qu’on appelle le she’re now, la «Poésie nouvelle». De la génération suivante, Ahmad Shâmlou a repoussé encore les frontières de la poésie iranienne et a créé la «Poésie blanche» (she’re sepid), assez proche de notre poésie en vers libre. C’est à ce courant qu’appartient la poésie de Mahshid Vatan-Doust.
Mahshid Vatan-Doust a publié au même moment un recueil de cinq nouvelles, Étés acides (Tâbestânhâye torsh). Elle a également écrit une vingtaine de pièces radiophoniques, qui ont été créées par des acteurs de renom. Elle-même a participé à la création de certaines de ces pièces.

 

Extrait :

VIVRE

Je ne te reproche rien
ô exaltante mélancolie
moi qui ai
vécu tous les philosophes du monde
toutes les femmes
et tous les buveurs de sang
oui je t’ai
vécue tout entière
et je sais que sans toi
ou avec toi
vivre est absurde
il est temps de reposer sous terre
je ne te reproche rien
ô terrifiante mélancolie
toi qui as planté une épée
dans mon cœur
dans le cœur de toute l’histoire…

 

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